Les exportations du Québec vers le Royaume-Uni en forte hausse
par Patrick White
notre correspondant à Londres

(LONDRES-) Les exportations du Québec vers le Royaume-Uni sont en hausse constante et cette tendance semble vouloir se poursuivre ont dit le Délégué général du Québec à Londres et son conseiller économique, dans une entrevue accordée à Commerce Monde Québec Capitale.

"Les exportations du Québec vers le Royaume-Uni ont augmenté de 31% pour les neuf premiers mois de l'année 1997. Par comparaison, il y a eu une baisse de 25% vers la France durant la même période," a expliqué Marc Ferland, conseiller aux affaires économiques.

Les exportations vers les États-Unis ont augmenté de 7,2% lors de cette période, de 21,8% vers le Japon, de 25,2% vers le Brésil et de 77,6% vers la Chine. Globalement, le Québec a exporté près de 38 milliards $CAN de biens et équipements pour les trois premiers trimestres de 1997.

Pour les neuf premiers mois de l'année fiscale 1996/97, le Québec a exporté pour plus de 815 millions $ au Royaume-Uni, comparativement à 623 millions $ pour la même période en 1996. Malgré cette croissance remarquable, il importe de garder l'importance du marché britannique pour la balance commerciale du Québec dans sa juste perspective: "Bien que les exportations de la province vers les États-Unis représentent près de 82% des exportations internationales, le Royaume-Uni est notre deuxième grand partenaire commercial et historiquement le principal en Europe.... Au Royaume-Uni, la situation se renforce. Je crois qu'il y aura une stabilité des exportations. Les conditions sont réunies pour que le rythme de croissance se maintienne entre 20 et 30%", a-t-il dit.

"Mais c'est difficile à dire," s'empresse d'ajouter le Délégué général du Québec à Londres, Richard Guay. Le délégué a indiqué que la force du commerce entre le Québec et le Royaume-Uni s'explique par la culture d'affaires commune et la facilité de faire des échanges avec les Britanniques.

"Le Québec a un héritage économique britannique et il y a complémentarité entre les deux économies," a dit Guay.

"La force de la livre sterling et la faiblesse du dollar canadien aident les exportations du Québec", a-t-il dit.

Au Royaume-Uni, le Québec exporte surtout de l'aluminium, du papier journal, des pièces et moteurs d'avions, des moteurs et turbines d'usage général, du cuivre, des minerais, de la pâte de bois, du matériel de bureau et du matériel de télécommunications.

"Ce qu'on a à offir, ce sont des produits à valeur ajoutée. Il faut que le produit apporte un gain de technologie," a dit Guay, lors de l'entrevue réalisée à ses bureaux de la rue Pall Mall, située près de Green Park et Picaddilly Circus.

"Le Québec a aussi des niches spécialisées comme la biotechnologie, les logiciels de production et l'aérospatiale," a soutenu Marc Ferland. "Le design de mode est aussi un domaine que l'on supporte," a ajouté le délégué général, en poste à Londres depuis 1995.

 

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