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Jour 1 du Sommet mondial de la nordicité

 

Par Daniel Allard

(Centre des congrès de Québec, 2 février 1999) La première journée du Sommet mondial de la nordicité, qui a essentiellement développé le thème du transport, a montré hors de tout doute que l’horizon à tenir en compte en matière de gestion des transports en situation hivernale ne peut plus se limiter à voir des souffleuses, des camions et des charrues sur les routes. Il faut aussi élever les yeux vers le ciel. Ici aussi, les technologies de l’information (TI) bouleversent les pratiques. Tous les conférenciers de la journée n’en avaient que pour les systèmes GPS et autres systèmes de Localisation Automatique de Véhicule (LAV).

LES SATELLITES AU SERVICE DE L’EXPLOITATION HIVERNALE

La diminution des coûts des GPS (Global Positioning System) permet maintenant d’imaginer équiper des flottes entières d’équipements routiers, afin d’en améliorer la gestion en temps réel. Le projet pilote du Québec en la matière, de deux ans (1999 et 2000), équipe déjà 75 camions. Grâce à la technologie complémentaire du Differential GPS, le système permet d’obtenir une précision de 5 mètres, ce qui autorise un système LAV conforme aux besoins actuels. Chaque camion possède aussi un micro-contrôleur qui analyse et compile les données télémétriques.

Tout aussi tournés sur les TI, les conférenciers des États-Unis ont présenté deux projets de réseautage mondial en R&D à propos de gestion de l’hiver. L’un se nomme ARTIC (Advanced Rural Transportation Information Coordination) et se trouve détaillé sur Internet à (www.dot.state.mn.us/trim/ats/guidestar). L’autre, appelé AURORA, un programme multi-national en R/WIS (Road and Weather Information System) se trouve aussi détaillé sur Internet à (http://aurora.prog.org).

En Ontario, l’initiative porte comme nom RWIS et ARWIS. En Suède, pays des plus avancés dans ce domaine, on travaille aussi avec un impressionnant réseau de 660 stations météoroutières. Ce type de station est un concept encore très méconnu en Amérique du Nord. Il est appliqué aussi avec succès en Allemagne. C’est d’ailleurs la compagnie allemande LUFFT, qui a accepté de prendre à sa charge l’installation de la première station météoroutière expérimentale du Québec, à Hull. Nom de code : la GMA Hull.

 

DIX-SEPT CONTRATS EXPÉRIMENTAUX EN COURS AU MTQ

Une communication du ministère des transport du Québec (MTQ) a également permis d’exposer la démarche de révision en profondeur des étapes du processus de gestion hivernale qu’il a entrepris en février 1998. Le MTQ gère plus de 800 contrats de déneigement à travers le Québec, soit avec des municipalités ou avec des entrepreneurs du secteur privé. En fait, seulement 15.2% du réseau reste directement à la charge du MTQ, alors que 14,3% est laissé aux municipalités et 70,5% à des entrepreneurs privés. Cette année, 17 de ces contrats ont été renouvelés sur une base expérimentale avec des nouveaux critères de performance. Quinze entrepreneurs privés et deux municipalités participent donc à ce projet pilote qui doit conduire, à moyen terme, à une réforme majeure des modes de gestion du déneigement au Québec.

 

RENDEZ-VOUS A SAPPORO EN 2002

Québec donnera à nouveau son rendez-vous de la nordicité pour un deuxième sommet, du 30 janvier au 2 février 2001. Un an plus tard, les spécialistes se donnent un autre rendez-vous, à Sapporo, pour le 11e Congrès International de la Viabilité Hivernale de PIARC, à une date à confirmer de l’an 2002..