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Asie: sept chemins pour exporter par Daniel Allard |
Le colloque Accès-Asie, organisé par le Centre de commerce international de l'Est du Québec le 2 octobre dernier au Hilton, a offert aux 200 participants un tour d'horizon des marchés Asie-Pacifique particulièrement efficace. Présent lors de cette demi-journée de présentation d'informations stratégiques, COMMERCE MONDE vous livre les opportunités retenues des sept pays en vedette.
AUSTRALIE La règle: si on peut vendre au Canada et aux USA, on le peut aussi chez les 18 millions d'Australiens, bien que la distance demeure un grand obstacle. Pour le Canada, qui a des bureaux à Sidney et Canberra, ce pays du Commonwealth offre encore quelques préférences tarifaires! A noter: la vague de privatisations dans le secteur énergétique.
CHINE Avec Hong Kong, la Chine devient le troisième partenaire économique du Canada, après les USA et le Japon. Avec 10,1MM$ d'échanges commerciaux, elle déclasse le Royaume-uni à 9,9MM$. Les trois mots clés, pour tenter d'inverser notre déficit commercial, qui était d'environ 1MM$ depuis 1993 et qui fut de 2,2MM$ en 1996: Préparation-Engagement-Regroupement! On a aussi dit que les cartes à puces sont déjà dans 183 hôpitaux chinois!
CORÉE DU SUD L'ambassadeur, Michel F. Perrault, a trouvé l'image qui résume tout: imaginez 45 millions de personnes dans un pays moins grand que l'île de Terre-Neuve, déjà la 11e puissance économique mondiale et qui dépassera le Canada d'ici 4 ou 5 ans! Membre de l'OCDE depuis juin 96, ce pays est le 6e marché d'exportation du Canada. Pour y faire des affaires, mieux vaut connaître les trois piliers de nos excellentes relations avec ce pays:
INDE En 1991, le pays s'est réveillé sur le bord d'un précipice économique et a décidé de se prendre en main. Il dépassera l'Allemagne et la France selon le pouvoir d'achat à parité d'ici 20 ans, pensent maintenant les observateurs. La libéralisation est irréversible, dans ce pays de tous les contrastes. Les Indiens réalisent que leur tour est venu et ont pris goût à cette option. Tous les partis (14) de la coalition appuient les réformes. D'ici 15 ans, l'Inde rejoindra la population de la Chine. La moitié sud du pays est généralement plus dynamique.
JAPON Le Kansai! C'est une région du Japon et ça représente 4 milliards $ pour le Canada. Le PNB de cette seule région est plus grand que celui du Canada entier. Globalement, le Japon représente 18% du PNB mondial mais reste un marché sous-exploité par nos entreprises, même si le Canada a des représentatnts dans 7 endroits différents du pays. Les Jeux olympiques de Nagano offrent de belles opportunités pour l'équipement de sports d'hiver. Clé du succès: un niveau supérieur d'engagement!
MALAISIE L'Ambassadeur André Simard, pionnier francophone en Asie, avait des informations impressionnantes sur ce petit pays de 20 millions d'habitants. Son président, au pouvoir depuis 16 ans (le gouvernement y est stable et très peu corrompu), veut en faire un pays développé d'ici 2020. Dans cet esprit, il a lancé son fameux projet de "couloir multimédia"! En plus clair, sur 35 km, la capitale Kuala Lumpur offrira bientôt une ville sans papier, cibernétique. La vision du président implique qu'en 1998, il déménagera son bureau dans une nouvelle cité administrative où il déplacera ensuite les ministères et où - il l'espère - suivront les ambassades et les gens d'affaires. Grâce à sa première législation cybernétique, il veut aussi y bâtir une cité futuriste pour les grandes entreprises. Avec le nouvel aéroport et deux méga-tours en construction (centre financier et de commerce) la crédibilité du projet est telle que déjà, Newbridge, Nortel et même le Vancouver Film Board y sont installés. Par ailleurs, la Malaisie fabrique sa propre voiture: la Proton (une candidate pour l'usine désaffectée de Bromont?). Plus de 70 000 malais ont fait des études au Canada; tandis que le Canada est le 4e pays donateur en importance pour la "Malaysia", a vrai dire!
VIETNAM De ce pays, on retient que des 40 sociétés canadiennes actives 19 y ont un bureau local et que 13 projets d'une valeur totalisant 80M$ placent le Canada au 23e rang des pays investisseurs au Vietnam. Avant de partir, sachez que pour un vietnamien, seules les relations personnelles sont dignes de confiance, avec comme base la sincérité. * * * * * |
ÉQUIPE CANADA JUNIOR BATIT DES PONTS AVEC L'ASIE-PACIFIQUE par Nicolas Duval-Mace
Le programme d'Équipe Canada Junior 1997 s'est étalé sur trois semaines, soit du 4 au 24 août. Les participants ont d'abord étudié, lors d'une formation intensive d'une semaine à Ottawa, l'économie, la culture, l'histoire, les relations gouvernementales et les échanges commerciaux entre le Canada et les pays du sud-est asiatique visités, à savoir Singapour, la Thaïlande et la Malaysia. Lors du séjour en Asie, nous devions représenter des entreprises, des organisations et des institutions intéressées par des échanges commerciaux dans cette région. Ce fut une occasion unique de rencontrer des "leaders" d'industries et d'entreprises étrangères, ainsi que des représentants des gouvernements. Plus concrètement, les participants furent reçus à Singapour au Singapore International Airlines Training Center, à l'Association Populaire du Singapour, par différents ministères tels Environnement et Éducation, au Complexe Industriel de Jurong Town Corporation, au Telecommunication Authority of Singapore, à la Commission de Développement Économique de Singapour et à la Chambre de Commerce de Singapour. En Thaïlande, les participants purent s'entretenir avec le ministre des Affaires Étrangères, l'Honorable Prachuab Chaiyasarn et l'ex-ministre du Commerce, le Dr. Marongchai Akrasanee. Ils furent aussi reçus à la Commission de l'Investissement et au Département de Promotion de l'Exportation, à la Fédération des Industries Thaïlandaises, au Parc Industriel de Laem Chabbang, à différentes facultés de l'Université de Chang Mai, ainsi qu'au Programme Royal de Substitution de Cultures à Doi Intanon. Bien que la mission d'Équipe Canada Junior ne soit pas aussi officielle que la mission de "Team Canada" (c'est-à-dire que l'objectif n'était pas de rapporter des contrats de plusieurs millions), les membres ont tout de même été en mesure de constater certaines opportunités pour le Canada. Je me limiterai ici à cerner les ouvertures pour les entreprises québécoises. Des opportunités d'affaires... Singapour projette un ambitieux virage numérique d'ici peu. Dans cette optique, le pays a de pressants besoins d'équipements et de savoir-faire dans le secteur des technologies de l'information. Par ailleurs, en discutant avec des Canadiens travaillant dans cette partie du monde, nous avons constaté que les produits agro-alimentaires canadiens renommés tels l'agneau, le boeuf, les produits de l'érable, le blé, etc., gagneraient à se faire connaître et pourraient très bien se vendre comme produits de luxe dans cette société généralement plutôt bien nantie. En Malaisie, c'est le secteur de l'environnement qui paraît le plus propice à l'expertise québécoise. En effet, de graves lacunes en gestion environnementale ont été constatées dans cette contrée, de même qu'à Bangkok en Thaïlande. Que ce soit dans le traitement des eaux usées ou dans le domaine du transport en commun, les entreprises québécoises pourraient y trouver leur profit. Toujours dans ce secteur, la Thaïlande souffre d'un grave problème de déforestation. Ainsi, nos compétences en reboisement pourraient leur être fort utiles. Aussi, l'Université de Chiang Mai pense à se doter d'un réseau informatique. Ce réseau nécessiterait des programmes en français pour ses interactions avec les autres institutions des nations voisines, qui formaient l'ancienne Indochine française. Encore là, les entreprises québécoises sont dans une bonne position pour y vendre leur technologie. Dans le même ordre d'idées, le secteur de l'éducation à distance représente un très grand potentiel en Thaïlande. En effet, ce secteur qui vise à procurer aux jeunes une éducation égale pour tous est en pleine expansion. Finalement, avant de se lancer dans quelque projet que ce soit dans cette région, il est conseillé de consulter des organismes tels les ambassades ou hauts-commissariats canadiens de ces pays et les diverses chambres de commerce telles la Chambre de Commerce canadienne-thaïlandaise, la Chambre de Commerce de Singapour, la Commission de Développement Économique de Singapour et la Commission de l'Investissement en Thaïlande. C'était un aperçu sommaire de la mission d'Équipe
Canada Junior 1997. N'ayant pas fait partie du groupe visitant la Malaisie,
je ne peux malheureusement pas élaborer plus en détails sur
ce pays. Par contre, pour ceux qui sont intéressés à
se documenter plus en profondeur, le rapport officiel de la mission d'Équipe
Canada Junior 1997 sera disponible très bientôt. En plus de
relater les hauts faits de la mission, des rapports plus détaillés
sur différents secteurs en croissance dans ce coin du monde y sont
présentés. Pour plus de renseignement, il est possible de
contacter la directrice du programme, Mme Amy Giroux, par téléphone
au (819) 827-2838 ou par fax au (819) 827-2571. Par ailleurs, on peut visiter
le site internet de Vision Internationale au www.globalvision.ca.
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