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| Opto-Contact Québec '98 Une deuxième édition branchée sur San Diego par Daniel Allard
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| Les férus d'optique-laser connaissent bien l'abréviation SPIE. Il
s'agit de la plus grosse association professionnelle - plus de 13 000 membres dans 68 pays
- dans le domaine, au monde. En couplant la deuxième édition d'Opto-Contact avec
un symposium satellite de la rencontre annuelle de San Diego de la International
Society for Optical Engineering (SPIE), la région de Québec
vient de marquer des points en matière de reconnaissance internationale. Opto-Contact se veut une vitrine technologique annuelle qui réunit, sous un même toit, à Québec, les entrepreneurs, les scientifiques, les compagnies utilisatrices, les conseillers financiers et légaux, les représentants de capital de risque et les autres partenaires dans le domaine. La première édition Opto-Contact Québec '97 avait été tenue en avril. "Cette année, pour réussir cet arrimage avec la SPIE, il nous a fallu déplacer notre événement en juillet, en pleine période des vacances. Une situation qui, je le sais, a obligé bien des gens d'affaires de la région à bouleverser leurs plans", explique Michel Auger, de la Société de Promotion Économique du Québec Métropolitain (SPEQM). Par cette stratégie, les organisateurs d'Opto-Contact ont amplifié l'impact de la promotion de leur événement à travers le monde. C'est le canal officiel de la SPIE qui leur a servi pour inviter les participants. "Pour les Européens qui allaient à San Diego la semaine suivante, il devenait beaucoup plus facile de prévoir un arrêt à Québec, afin de participer à Opto-Contact et au Symposium international SPIE", ajoute Michel Auger, qui a agi comme président de conférence pendant l'événement. Le symposium SPIE-Qué '98, sur le thème de Lasers and Materials in Industry, une activité "satellite" qui précédait la conférence annuelle de la SPIE à San Diego, s'est greffé à Opto-Contact Québec '98, pour ainsi créer un événement de quatre jours, du 13 au 16 juillet dernier. Avec quelque 170 participants, l'édition '97 d'Opto-Contact avait été surtout de portée québécoise et canadienne. En 1998, l'événement qui se voulait davantage international aura, avec ses 230 participants des quatre coins de la planète, atteint son objectif. Des dizaines d'experts de l'étranger se sont déplacés à Québec et en auront profité, en marge de l'événement, pour visiter l'INO, des entreprises de la région et les réputés centres de recherche de l'Université Laval et de la Base militaire de Valcartier. Ce symposium SPIE ne constituait pas une première à Québec. La ville avait reçu ces spécialistes en 1986 et en 1993. Du 18 au 23 juin 2000, le International Topical Meeting on Optics in Computing (OC'2000), un autre rendez-vous qui implique la SPIE - qu'organisent Denis Gingras de l'INO et Roger A. Lessard de l'Université Laval - se tiendra à Québec. Il n'est donc pas certain que les organisateurs d'Opto-Contact pourront répéter la formule du couplage dès l'an prochain. "Les responsables de la SPIE sont ravis de l'expérience de cette année, mais il est beaucoup trop tôt pour annoncer ce que sera l'événement en 1999", précise Michel Auger.
RÉSEAU D'ENTREPRISES EN FORMATION D'ici là, les retombées de l'édition '98 commencent à donner leurs fruits. Comme l'idée de mettre en place une grappe, une coalition, un "cluster", afin de réunir les efforts de la région en recherche, en éducation et en entreprise, pour qu'ils aillent tous dans la même direction. "Il y a effectivement une démarche en ce sens. Plusieurs réunions se sont tenues depuis Opto-Contact et nous pensons d'ailleurs faire une annonce importante prochainement", confirme Rafal Pawluczyk, vice-président de P&P Optica Inc., une entreprise de Québec impliquée dans cette initiative. "Pour nous, Opto-Contact a été une excellente opportunité de rencontres stratégiques. Toute entreprise en situation de démarrage, comme la nôtre, devrait se faire un devoir de participer à un événement comme ça", explique François Chenard, président de CorActive High-Tech. Lui et son associé, Fernand Sylvain, ont récemment démissionné de leur emploi à l'INO, pour se consacrer au lancement de leur entreprise. En phase de recherche de financement (5 millions $), ils veulent devenir les premiers fabricants de fibres optiques spéciales sur une base commerciale au Canada. Avec Opto-Contact, ils ont vu tous les intervenants stratégiques leur être servis sur un plateau d'argent. |