Innovation sociale : Le « Fonds des générations » livre ses promesses face au déficit de l’État québécois

L’innovation sociale peut aussi être au service de toute une société, même en ce qui regarde la dette publique. C’est ainsi qu’il y a dix ans maintenant, le gouvernement du premier ministre Jean Charest, au Québec, décidait de constituer le « Fonds des générations ». Le but était de contribuer à réduire l’endettement du gouvernement. Un bilan, dix ans plus tard, confirme que ledit fonds est sur le point d’atteindre ses objectifs.

Selon une analyse récente de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbooke, signée par le fiscaliste Luc Godbout, l’économiste Yves St-Maurice et la chercheuse Suzie St-Cerny, il serait donc déconseiller de changer la donne et on y invite Québec « à se retenir de diminuer les versements à ce fonds pour offrir des baisses d’impôts aux contribuables ». Un discours qui est dans l’air actuellement.

Les trois signataires de l’étude, qui voulaient évaluer comment se porte le Fonds des générations – qui a force de loi – instauré en 2006 alors que le niveau de la dette était considérable, et dix ans avant l’échéance fixée en 2025-2026, confirment que le fonds a déjà contribué à réduire l’endettement du Québec.

« Si la tendance se maintient, le gouvernement devrait atteindre les deux objectifs prévus dans la loi », confirment les 3 auteurs.

  • Le premier objectif du fonds stipule que la dette représentant les déficits cumulés ne devra pas dépasser les 17% du PIB du Québec.
  • Le second objectif prévoit que la dette brute ne devrait pas excéder 45% du PIB du Québec.

La dette brute correspond à la somme de la dette directe et du passif net des régimes de retraite, mais à laquelle on soustrait le Fonds des générations.

Selon les chiffres de l’étude, si le gouvernement laisse fructifier l’argent jusqu’en 2025-2026, le poids de la dette brute atteindra 41,8% du PIB pour la dite année budgétaire alors que la dette représentant les déficits cumulés par rapport au PIB s’y chiffrerait à 15,8%.

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Daniel Allard
Rédacteur en chef

Depuis 1997, Daniel Allard a fondé et dirige le cyberjournal Commerce Monde. Il a aussi co-fondé, en 2013, l’Association des sociétés québécoises cotées en Bourse, tout en organisant un Gala annuel des sociétés en Bourse (2008 à 2015).


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