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COP26 : Legault ou Trudeau, qui représentera vraiment le Canada à Glasgow?

À moins de quarante jours du fameux rendez-vous planétaire, le premier ministre du Québec, François Legault, a profité d’un de ses points de presse pandémiques à Québec pour annoncer qu’il ira à Glasgow, expliquant que le Québec « a beaucoup à montrer de ses expertises ».

À peine à quelques heures de ça – et lui dans la capitale du Canada – le tout récemment réélu (suite à l’élection du 20 septembre), mais de nouveau minoritaire, premier ministre Justin Trudeau venait de confirmer qu’il prendra un mois pour former son nouveau gouvernement. Assurant déjà que sa vice-première ministre et ministre des Finances, Chrystia Freeland, y gardera ses fonctions. Et que, bien évidemment, son gouvernement ira à Glasgow. La question reste donc ouverte : qui sera le grand leader canadien à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP26) de Glasgow? Alors que plusieurs spéculent pour ce réputé « le plus compétent » Steven Guilbeault, ancien militant écologiste devenu député et ministre du Patrimoine canadien sortant.

Le 29 septembre était, par ailleurs, le jour ayant permis au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) d’enfin réunir 250 personnes en présentiel, pour permettre un débat entre les deux principaux candidats à la mairie de Montréal : la mairesse sortante Valérie Plante et l’ex-maire Denis Coderre. Ici, pas question de dire qu’elle ou qu’il ira à Glasgow, parce que tous les QuébécoisMontréalais inclus – iront aux urnes le 7 novembre 2021 pour se choisir des édiles municipaux pour le prochain mandat de quatre ans qui débutera avec janvier 2022. Et même si l’actuelle mairesse de Montréal était à juste titre fière de souligner, pendant le débat, que c’est elle qui fut choisie pour aller représenter et parler au nom des membres du c40 à l’ONU à deux occasion depuis qu’elle est en poste, pas plus elle que son principal rival ne peuvent, pour cette fois, aspirer aller faire de la para-diplomatie terrain en terre écossaise. À Glasgow, les travaux de la conférence seront bien avancés (la cérémonie d’ouverture a d’ailleurs été devancée d’une journée, au dimanche 31 octobre, afin d’en faciliter le déroulement) alors que la date du 10 demeure comme étape qui ensuite permettra aux chefs des délégations de se réunir en sommet, les 11 et 12, pour finaliser une déclaration que toute l’humanité attend anxieusement.

« THINK GLOBALLY, ACT LOCALLY »

« Ce n’est pas qui tu es, mais qui tu connais », a soutenu Denis Coderre comme argument en réponse à la deuxième question posé par l’animateur du débat, le directeur du quotidien montréalais Le Devoir, Brian Miles, qui demandait comment faire pour améliorer l’attractivité d’une ville sans dédoubler les actions des gouvernements supérieurs. C’est ici aussi que le candidat Coderre a poussé ses idées de ramener un Bureau de l’enseignement supérieur, en saluant le recteur de l’Université de Montréal présent, tout comme le fait que « l’avenir c’est la cybersécurité ». Lui qui, alors maire de Montréal, se souvient d’avoir été bien actif avec la mairesse Hidalgo à Paris, en 2015, lors de l’historique COP21 tenue dans cette ville et qui accoucha si difficilement de l’Accord de Paris sur le climat.

Denis Coderre et Valérie Plante, candidats à la mairie de Montréal, questionnés par Brian Miles, le 29 septembre 2021, devant 250 personnes. (Crédit de la photo : Sylvie-Ann Paré, gracieuseté du CORIM).

De son côté, Valérie Plante a judicieusement souligné que, plus tôt en ce mois de septembre, elle avait fait un « pitch » auprès de l’International Financial Reporting Standards Foundation (IFRS) basée à Londres, pour vendre la candidature de Montréal qui tente d’accueillir le futur siège social de l’organisme international de réglementation en finance durable qui y est en gestation : l’International Sustainability Standards Board (ISSB). Mais Francfort et Toronto sont manifestement encore des concurrents pesants dans la même course! Comme pour la grande majorité des dix (10) questions que ce débat posait aux deux politiciens, c’est M. Coderre qui a marqué le point.

Mais la course à la mairie de la métropole québécoise a pris une tournure de course à trois, alors que deux des autres candidats ont annoncé une fusion de leur équipe au dernier jour des mises en candidature, le vendredi 1er octobre. Les Montréalais qui ne se reconnaissent pas des les deux candidats leaders se retrouvent soudainement avec une troisième option beaucoup plus crédible et qui pourrait surprendre, à cause de l’aspect polarisant et émotif du duel que constitue le match revanche Plante-Coderre.

« Le monde se définit de plus en plus en terme de villes… » Faisant référence au fait que la majorité de la population mondiale est maintenant urbaine, et que cette tendance statistique devrait perdurer et augmenter, à moins que la pandémie ne brouille les cartes des analystes – l’expérimenté politicien Denis Coderre sait tirer les flèches qui marquent : « Il faut protéger et défendre les organisations internationales déjà présentent à Montréal (OACI, IATA, Agence anti-dopage», que la Chine notamment, qu’il a tenue à nommer, courtise avec force.

Il a aussi souhaité plus de liaisons aériennes directes reliant Montréal avec les autres grandes villes du monde, avec plus d’étudiants étrangers dans les universités de la ville. Créer une véritable « cité universitaire ». Madame Plante veut plus d’espaces verts, plus de convivialité, plus d’actions inclusives.

Plus, plus, plus! Un avenir vers quoi, au final? Un véritable avenir vert?

UN JUSTE PRIX POUR L’ÉNERGIE QUI FAIT MAL

Nourrissant justement le débat mondial autour de l’enjeu climat, qui ira en crescendo jusqu’au grand RDV de Glasgow, le Fonds monétaire international (FMI) vient d’indiquer que les subventions directes et indirectes aux combustibles fossiles furent à hauteur de 5 900 milliards de $US en 2020 mondialement. Ce qui est presque 7% du PIB calculé mondialement, donc une donnée toute à fait significative. À ce problème s’ajoute la donne que, selon les projections faites aussi par le FMI, la somme de ces aides publiques accordées à l’industrie des énergies fossiles augmentera à 7,4 % du PIB mondial en 2025, donc à contre-courant de la nécessité de voir se réduire à moyen terme l’empreinte carbone de l’humanité.

Mais comment établir le « juste prix » pour des énergies fossiles dorénavant au banc des accusés, alors qu’ils sont encore à la base de la fonctionnalité de toutes les sociétés et économies de la planète?

Qui doit établir un prix équitable mondial pour l’effet carbone?

On le comprend aisément, villes, provinces, pays, tous les représentants politiques du monde auront tous besoin de se mettre au diapason. Et heureusement, la contribution des États fédérés, tels le Québec ou les neuf autres provinces du Canada, ou chacun des 50 États des États-Unis d’Amérique, tout comme par ailleurs l’Écosse (État hôte de la COP26), est formellement reconnue par l’ONU dans la lutte aux changements climatiques.

Qu’en fera le premier ministre François Legault?

Le premier ministre Justin Trudeau?

Nous irons leur poser la question… à Glasgow.

https://unfccc.int/

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Canada : jeu électoral extrême jusqu’au 20 septembre; le gagnant ira à Glasgow en novembre

Après une semaine de ce qui constituera la plus courte campagne électorale permise – selon l’actuelle Loi sur les élections fédérales au Canada – les partis politiques étaient théoriquement prêts : car la rumeur courrait depuis des mois. Le pays a rapidement été tapissé des traditionnelles pancartes des candidats dès le jour 1. Le premier ministre sortant ayant provoqué cet appel au peuple du fait de sa demande de dissolution du Parlement, selon un privilège que lui accorde le fonctionnement du système de la monarchie-parlementaire qui est appliqué au Canada depuis au moins 1867. Cela, en rendant visite à la gouverneure générale et cheffe d’État du pays, Mary Simon, dans la matinée du dimanche 15 août 2021, plongeant immédiatement le Canada entier dans une course au vote de 37 jours, à travers 338 circonscriptions.

L’électorat canadien est donc convoqué aux urnes le lundi 20 septembre 2021 pour ce qui sera certainement une période électorale historique. D’abord parce que concurrente à une pandémie toujours virulente; aussi parce que largement non désirée autant par la population, que par tous les partis politiques constituant les quatre oppositions au Parlement du Canada. Convoqué à ce qui sera peut-être un dangereux jeu électoral extrême! Ceci pour plusieurs raisons.

D’emblée, au Canada, c’est « l’été » et une période générale de vacances jusqu’à la dite « Fête du travail », qui sonne avec chaque premier lundi de septembre. L’esprit de la population n’était donc par tellement à l’heure des débats d’idées et de choix de société. Le 15 août étant même le jour de la fête nationale des Acadiens, tout comme celle de l’indépendance de l’Inde moderne; elle, à un autre bout de la planète, mais qui retrouve une partie de plus en plus significative de ses ressortissants avec une double identité, en partage, avec le Canada.

Et si le chef du Parti libéral du Canada et premier ministre sortant, Justin Trudeau, a lancé le débat électoral en justifiant que : « C’est important de donner l’occasion aux Canadiennes et aux Canadiens de s’exprimer (…) », dans le contexte actuel, personne n’est pour autant dupe que sa véritable intention est d’aller se chercher une majorité de siège, afin de pouvoir continuer sa gouverne, mais comme gouvernement majoritaire. Dans ce Canada qui aurait normalement dû ravoir ses prochaines élections fédérales, selon le mécanisme à date fixe récemment instauré, qu’à l’automne de 2023; bien qu’en contexte minoritaire, le premier ministre conserve sa prérogative d’un déclenchement selon son bon jugement. Précisons que la tentation était belle et bien grande, alors qu’il n’a qu’à aller chercher la quinzaine de sièges aux Communes qui le sépare de cette confortable situation.

Jeux extrêmes

Ensuite, c’est alors que le variant Delta de la COVID-19 prendra probablement le visage d’une réelle et significative 4e vague pandémique à travers l’ensemble du pays – notamment avec les rentrées scolaires et académiques – que les premiers jours de septembre seront aussi ceux qui verront les chefs des principaux partis se croiser au cœur de la campagne avec les trois principaux débats télévisés nationaux (deux en langue française, les 2 et 8, et un en anglais à la chaîne publique le 9 septembre).

La question de l’urne émergera-t-elle de ça? Économie, environnement, climat, questions autochtones, qualité de vie de tous et particulièrement de groupes minorisés, immigration et intégration au marché du travail, dette publique, politique étrangère, etc. Serait-ce possible que pour une rare fois une question internationale vienne peser lourdement sur le résultat d’élections au Canada? La chute de Kaboul, en Afghanistan, s’est invitée comme un voleur imprévu. Monsieur Trudeau a dû aujourd’hui même interrompre sa campagne pour participer à une réunion spéciale du G7 sur cette crise. Avec ses 158 citoyens-soldats morts pour cette cause, plus d’une décennie d’efforts, l’électorat canadien est à l’écoute.

Mais il y a aussi les feux de forêts qui brûlent sans cesse en Colombie-Britannique, et c’était des églises un mois plus tôt; la plus importante province de l’Ouest du Canada, comptant avec une population pour qui les enjeux environnementaux et sociaux sont toujours dans les priorités des électeurs.

Les enjeux environnementaux et sociaux, nous y voilà : exactement ce dont le gagnant du 20 septembre devra aller débattre, à Glasgow, en novembre.

Le gagnant ira à Glasgow

Tous les yeux humains de la planète seront tournés sur cette ville écossaise à partir du 1er novembre 2021, alors que les délégations d’experts et les diplomates de presque toutes les souverainetés de la Terre débuteront leurs travaux de dix jours pour la COP26 : la 26e édition annuelle de la Conférence des parties (Conference of Parties) en suivi de la COP21, il y a 6 ans, qui avait vu l’édition de Paris faire naître le fameux Accord de Paris sur le climat. L’ONU convoque à nouveaux l’Humanité à une croisée des chemins!

Justin Trudeau ou Erin O’Toole? Erin O’Toole ou Justin Trudeau? Qui d’autre? Iront-ils en personne? Quand? Avec quel mandat et pour faire quoi? Car l’heure sera aux actions! Pas aux mots, car les maux sont clairement connus.

En 2015, il s’en était fallut de peu pour que les négociations achoppent. Il est dorénavant de notoriété publique que les Canadiens sur place ont fait une grosse différence, dans les négociations de coulisse, pour arracher ce qui devint le consensus rendant possible l’Accord de Paris sur le climat. Stéphane Dion, aujourd’hui ambassadeur du Canada en Allemagne, et Catherine McKenna, alors ministre de l’Environnement et des Changements climatiques, en ont fait le partage à leur prise de parole dans un atelier sur le sujet lors de la dernière édition de la conférence Americana, les 22 et 23 mars 2021.

Le 15 août au matin, encore gavé d’un record de médailles tout juste ramenées au pays par la délégation canadienne ayant concouru aux JO de Tokyo, il était à son meilleur, le ton juste, invitant ses concitoyens à lui dire quoi faire : « C’est au peuple de décider de l’avenir du pays »… Nobles mots, noble intention de la part de Justin Trudeau, alors que ses adversaires l’accusent facilement de ne rêver qu’à une majorité parlementaire pour pouvoir continuer de gouverner. De Glasgow à Ottawa, c’est effectivement le Canada en question.

Et il est cocasse de constater que le 1er premier ministre canadien, John Alexander Macdonald, était né (janvier 1815) à Glasgow, en Écosse, avant de devenir un Canadien et ensuite cet historique politicien à la tête du pays naissant, « à la britannique », de 1867 à 1873 et de 1878 à 1891. Cette écossaise de ville et même Glasgow que le prochain premier ministre élu, à la suite des élections qui permettront de le choisir le 20 septembre 2021, devra fouler pour aller y représenter un pays à la croisée des chemins, plus peut-être que l’ensemble des quelque 200 États souverains que compte actuellement l’humanité et qui y seront aussi représentés.

Du 20 septembre, jusqu’aux 11 et 12 novembre – les deux jours clés de la COP26 -, donc des intenses 37 jours de campagne passés à sillonner le Canada, d’Est en Ouest et du Nord au Sud, ne restera qu’une autre quarantaine de jours pour se préparer à aller « réussir » Glasgow avec sa COP26 à gagner. Pour ce Canada, deuxième plus grand pays au monde par sa superficie. Ce Canada souvent espoir du monde à bien des égards; pays de diversité, d’immigration, d’eau douce – liquide ou gelée – et de forêts, de ressources naturelles abondantes, puissance moyenne au potentiel d’actions diplomatiques significatives, comme son histoire l’a souvent démontré.

Question de l’urne: la route vers Glasgow?

Si le Canada vivra un jour d’élection historique le 20 septembre 2021, dès le 12 novembre son premier ministre fraîchement élu reprendra son avion de retour, après avoir participé quelques jours à la Conférence des Nations Unies sur le climat. La population canadienne est parmi les plus privilégiées des humains de la Terre, riche d’un niveau de confort et de conscience des enjeux face à son avenir à court, à moyen et à long terme. Demain il faut boire, manger, travailler, survivre; à court terme, il faut gagner sa vie, aimer et protéger ses proches ainsi que le plus possible autrui aussi, progressivement préparer sa propre fin de vie et sa mort dignement par simple respect des survivants; à long terme, il faut tenter d’être passé sur cette planète – individuellement et collectivement – sans y avoir été un passif et, en tant que membre d’une société humaine, avoir contribué à un monde meilleur. En tant qu’Humanité, c’est une espèce de responsabilité universelle ça, non?

Ce n’est peut-être pas avec toutes ses questions en tête que le premier ministre sortant, Justin Trudeau, s’est lancé dans l’enjeu électoral en cours au Canada il y a déjà une bonne semaine.

Bonne campagne à tous et espoir qu’elle ne démontre pas trop cruellement que la politique garde toujours quelque chose qui ressemble à du sport extrême.

À suivre… (RDV, ici, après les trois débats).

Changement de garde à l’OACI ET NON-taxation du kérosène des avions : ce tabou, vole du siècle, sera-t-il levé?

La Chinoise, Mme Fang Liu, actuelle secrétaire générale de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) qui termine les derniers mois de son deuxième mandat, a accepté d’être la visio-conférencière à la tribune virtuelle du CORIM, pour le lunch-midi d’un 19 mai 2021 pressé à échanger sur un ordre du jour costaud : « Quelles perspectives pour l’aviation civile ? » Un homme qui connaît très bien l’industrie, Philippe Rainville, l’actuel PDG à Aéroports de Montréal, animant la discussion de trente minutes. Les thèmes abordés étant déjà annoncé, il est assuré que le sujet pourtant essentiel de la non-taxation du kérosène des avions ne sera pas, encore une fois, substantiellement débattu.

Thèmes abordés (selon le programme annoncé)
– Comment concilier la collaboration internationale et les intérêts nationaux en aviation civile?
– Le rôle et le leadership des aéroports pour la reprise du transport aérien.
– Passeport vaccinal et règles sanitaires : assurer une relance sécuritaire.
– Les attentes post-pandémie du tourisme international.

L’OACI est une organisation internationale intergouvernementale financée par 193 gouvernements qui lui donnent mandat d’appuyer leurs activités diplomatiques et leur coopération dans le domaine du transport aérien en tant qu’États signataires de la Convention de Chicago (1944). Sa fonction essentielle consiste à gérer un appareil administratif composé d’experts – le Secrétariat de l’OACI – à partir d’un siège sociale initialement établi à Montréal et qui y est toujours. La métropole du Québec est conséquemment souvent décrite comme étant la « capitale mondiale de l’aviation civile internationale », les présences d’autres organisations (IATA) et d’acteurs industriels majeurs aidant (Pratt&Withney, CAE, Bombardier, etc.)

En 1944, il fallait d’abord sortir de la 2e GGM et certainement aider la naissance de l’aviation civile, belle héritière de l’aviation militaire triomphante. Car c’était essentiellement par navires que les soldats et marchandises traversèrent l’Atlantique pour aller renverser Hitler, sauver l’Angleterre, libérer la France, etc. C’est ainsi que le texte de la Convention de Chicago fut négocié, puis adopté, en faisant un cadeau inestimable à cette industrie : la non-taxation du kérosène des avions. À la minute que ceux-ci franchissent une frontière internationale, donc dès que vous faites un vol international, c’est zéro taxe, lorsque vous passez à la pompe pour vos précieux milliers de litres de kérosène.

En 2021, ce cadeau de presqu’un siècle à l’industrie, et aux compagnies aériennes, voire aux passagers que nous sommes tous également, se révèle être un espèce de « vole » en ce siècle, car avoir en ces années 2000 une telle exonération de taxation à la face du monde, et des autres secteurs industriels de nos économies modernes, a quelque chose de très proche d’une injustice de plus en plus inacceptable.

Ce choix politico-diplomatique des années 1940 est aujourd’hui pesant de conséquences. Le malheur, c’est que n’amende pas une convention internationale qui veut ! C’est comme les constitutions des pays, voire bien plus difficile avec presque toujours 200 parties prenantes à la table.

Taxe kérosène et Commission européenne

Citons Anton Kunin qui, le 13 mai 2019, rappelait qu’une étude commandée par la direction générale des transports de la Commission européenne recommandait « de taxer le kérosène des avions 33 centimes d’euro le litre ». But recherché : faire diminuer le trafic aérien de 10% dans l’Union européenne.

Mais toute action simplement continentale ou régionale reste ici hautement problématique avec les incidences de compétitivité et de traitement équitable des parties.

2021 une mauvaise année ?

Faut-il parler de taxer ou non le kérosène en 2021 ? Certes, l’aviation civile internationale a les genoux par terre avec la pandémie de la COVID-19 qui perdure. Une injustice doit-elle en excuser une autre ? Et il y a un changement de garde à la tête de l’OACI, un contexte qui n’arrive pas souvent.

Pendant les quelques jours d’avril 2021 consacrés à rejoindre un des représentants canadiens en fonction à l’OACI, notre chance fut au rendez-vous et le fonctionnaire qui a accepté de nous parler quelques minutes au téléphone – en nous prévenant bien qu’il ne pourrait pas répéter l’exercice sans que nous passions préalablement par Affaires mondiales Canada pour l’autoriser à donner une interview à un journaliste – nous a dit qu’il ne savait rien du sujet et qu’à sa connaissance l’instance à laquelle il participe depuis quelques années déjà ne l’a jamais abordé. Très cordial, il nous invita à contacter Affaires mondiales Canada pour tenter d’avoir une idée de la position officielle du Canada en la matière. (Nous y travaillons…)

Notre compréhension actuelle est que la non-taxe kérosène pour l’aviation civile internationale est proche d’un sujet tabou à l’OACI.

On verra bien ce que sa haute-direction, confiée à un homme né en Colombie à partir du 1er août 2021, changera à la donne. C’est de Montréal qu’il prendra cette charge de diriger l’OACI en cette période plus que difficile. Les États membres l’ayant décidé ainsi en février.

États du Conseil de l’OACI (2019-2022)

Les États suivants ont été élus parmi les 193 États membres de l’OACI au Conseil de l’Organisation, organe directeur composé de 36 membres, lors de la session 2019 de l’Assemblée de l’OACI.  

1re PARTIE − ​États d’importance majeure dans le transport aérien: Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Chine, États-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon et Royaume-Uni.

2e PARTIE − ​États qui contribuent le plus à fournir des installations et services pour la navigation aérienne civile internationale: Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Colombie, Égypte, Espagne, Finlande*, Inde, Mexique, Nigéria, Pays-Bas* et Singapour

​3e PARTIE – ​États dont la désignation assure la représentation géographique: Costa Rica*, Côte d’Ivoire*, Émirats arabes unis, Guinée équatoriale*, Grèce*, Malaisie, Paraguay*, Pérou*, République de Corée, République dominicaine*, Soudan*, Tunisie* et Zambie*.  

*États nouvellement élus en 2019  

(Source : https://www.icao.int/about-icao/Pages/FR/default_FR.aspx)
 

Autres sources d’intérêt sur le sujet :

Taxer le kérosène des avions pour financer la transition écologique ? – Bing video

Taxer le kérosène des avions : la Commission européenne à l’heure du choix (consoglobe.com)

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2021-05-18/biocarburant-aerien/paris-montreal-avec-de-la-vieille-huile-de-friture.php

Preuve par trois envers un Québec PLUS vert : SiliCycle, Inovia, Fondaction

(Publié d’abord le 18 mars 2021) Eau, air, sol, climat : si des gens gardent des doutes sur l’évidence que le Québec s’active bien pour devenir une société plus verte et en harmonie avec ses écosystèmes, voici la preuve par trois que « si une hirondelle ne fait pas le printemps », le mois de mars 2021 voit s’additionner des avancées significatives en matière d’innovation et de l’éconmie verte sur cette terre d’Amérique. Cela, sans compter que le Gouvernement du Québec s’apprête à bouger significativement sur le grand enjeu de la facilitation du passage de l’économie linéaire, vers l’économie circulaire.

SiliCycle reçoit 242 000 $ de Recyc-Québec pour sa filiale RV2 Technologies de recyclage du verre

« L’aide financière de Recyc-Québec arrive à une période charnière de notre croissance. Nous sommes convaincus que notre projet va contribuer à changer le visage du recyclage au Québec », de déclarer Claude Pouliot, le d.g. de RV2 Technologies en charge de mettre de l’avant un nouveau procédé de récupération pour le verre.

Composé à 75 % de silice, le verre recyclé au Québec manque de débouchés et la solution technologique proposée par RV2 est une approche novatrice qui a le potentiel de combler cette lacune.

« Nous sommes en mesure d’aller chercher 99,6 % de la silice contenue dans le verre et de la transformer en silice précipitée. Cette dernière est recherchée sur les marchés internationaux, alors qu’elle se retrouve dans la composition des pneus, de la peinture et de divers revêtements (…) Notre procédé a donc le potentiel d’ouvrir une nouvelle ère en matière de récupération du verre au Québec », se réjouissait aussi via un communiqué daté du 16 mars le président de RV2 Technologies, également cofondateur et actuel grand patron du Groupe SiliCycle, Hugo St-Laurent.

En 2019, une entente sur 20 ans estimée à 100 millions $ a été conclue par RV2 avec Tricentris pour s’approvisionner en verre. Récupérant 35 % des matières recyclables au Québec à son usine de Lachute, Tricentris fournira 30 000 tonnes de poudre de verre annuellement à RV2. Un partenariat par lequel plus de 25 % de tout le verre issu de la collecte sélective au Québec vise à être recyclé. Notamment en voulant assurer une masse critique de matière première pour produire à grande échelle de la silice précipitée et offrir un débouché économique pour la récupération du verre dans un futur rapproché.

Rappelons que le Groupe SiliCycle a été initialement fondé à Québec en 1995 et qu’il est devenu un leader mondial dans le développement, la fabrication et la commercialisation de produits spécialisés destinés à l’industrie pharmaceutique grâce à son expertise technique en chimie. Fier de ses 25 ans d’opération fêté l’an dernier, SiliCycle arrive dorénavant à vendre dans plus de 100 pays ses solutions en extraction et purification de molécules d’intérêt et en chimie de la silice. Mais il faut aussi surveiller positivement les compagnies membres de la famille Groupe SiliCycle, une dizaine, et notamment PurCann Pharma (voir encadré) toutes des organisations hautement  technologiques réalisant de la R&D, de la fabrication et des services visant la santé, le bien-être et la sauvegarde de l’environnement.

PurCann Pharma a obtenu la licence qui permettra la vente au détail au Québec et au Canada d’extraits de #cannabis et de #CBD hautement purifiés. Ces produits seront disponibles à la Société québécoise du cannabis (SQDC) dès l’été 2021.

« Nous avions entrepris, il y a quelques années, d’amener l’expertise en chimie fine et en extraction et purification d’ingrédients issus de différentes biomasses de SiliCycle vers d’autres secteurs prometteurs, toujours dans le domaine de la santé et du bien-être. C’est ainsi que la production de CBD hautement purifié et d’autres extraits de cannabis a été intégrée à la vision stratégique de notre compagnie », a expliqué le président co-fondateur Hugo St-Laurent, dans un message à son réseau le 15 juillet 2021.
 
Prévoyant du coup que « ce n’est qu’un début pour les avancées dans ce domaine«  D’autres applications innovantes au bénéfice de la santé et du bien-être des consommateurs suivront !

À l’autre bout de la 20, l’autoroute reliant la capitale, Québec, à sa métropole économique, Montréal, ce sont deux acteurs macroéconomiques du milieu financier qui lèvent aussi la main vers le marché des innovations et de l’économie verte.

Inovia rajoute 450 M$ US pour « profiter du momentum »

Chris Arsenault, le porte-parole d’Inovia, était fière d’annoncer le lancement de son deuxième fonds de croissance, avec des engagements en capitaux de 450 M$ US, poursuivant la mission d’offrir à des entreprises technologiques basées au Canada, aux États-Unis et en Europe le capital, mais aussi les ressources et l’accompagnement dont elles ont besoin, pour accélérer leur croissance.

Ce nouveau fonds portera incidemment à plus de 1,5 G$ US les argents étant sous gestion par cette organisation montréalaise. Son dirigeant qualifiant son actuel contexte de « momentum » à maintenir :

« Au début de 2019, nous avons lancé un premier fonds de croissance de 400 M$ US. Ce fonds s’appuyait sur le fait que les écosystèmes technologiques canadiens et européens avaient atteint une certaine maturité et que plusieurs entrepreneurs — notamment ceux dans lesquels nos fonds de démarrage avaient investi — étaient maintenant prêts à jouer sur l’échiquier mondial. Jusqu’à tout récemment, il était difficile pour les entreprises canadiennes d’attirer les talents et les capitaux nécessaires à leur croissance, plusieurs entrepreneurs ont donc choisi de vendre tôt, généralement à des sociétés américaines.»

« Grâce à notre premier fonds de croissance, nous avons non seulement pu offrir aux entrepreneurs les capitaux, le mentorat et l’accès aux talents pour générer une croissance à l’échelle planétaire, mais aussi pour qu’ils en gardent le contrôle et la direction. Grâce à notre support, l’introduction en bourse devenait plus atteignable qu’une vente rapide. C’est ainsi que nous avons lancé notre deuxième fonds de croissance en nous appuyant sur les résultats du premier ».

« Nous sommes fiers de cette réalisation, car elle confirme notre vision de départ et nous permet de mentorer d’autres entrepreneurs qui souhaitent devenir des leaders dans leurs domaines. »

Pour Inovia, « le talent est le nerf de la guerre ». C’est pourquoi Chris Arsenault et son équipe cherchent continuellement deux grandes qualités chez les entrepreneurs envers qui Inovia s’engage : une volonté commune quant au type d’entreprise à bâtir ensemble; un engagement profond à l’égard de la diversité et de l’inclusion. De plus, Inovia veut investir dans des entreprises technologiques qui ont des ambitions internationales.

Mais cette « volonté de croissance » doit aller bien au-delà des évaluations et des valeurs de sortie : « Lorsque nous soutenons une entreprise, nous visons le long terme : nos capitaux, nos connaissances, nos compétences et notre expertise en gestion forment un environnement dans lequel les fondateurs d’entreprises en démarrage et en croissance ont l’ambition, non pas de voir leur entreprise être acquise rapidement, mais de devenir eux-mêmes des acquéreurs et des géants de leur industrie« , écrit-il aussi.

Le Fonds de Croissance iNovia II lui permettra donc de poursuivre le « momentum de son écosystème » et de faire progresser son modèle consistant notamment à attirer les meilleurs talents, afin de bien les guider.

Fondaction, avec RECYC-QUÉBEC et la Ville de Montréal, lancent – en 1ère canadienne – un fonds d’investissement en économie circulaire

C’est mardi le 23 mars, en début de matinée, qu’à Montréal on annoncera les détails d’une « première canadienne » : le Fonds d’investissement en économie circulaire de Fondaction.

Le dévoilement officiel se fera en la présence de Geneviève Morin, qui vient tout récemment de prendre la haute direction de Fondaction, et qui sera accompagnée de Sonia Gagné, p.-d. g. de RECYC-QUÉBEC, ainsi que de Luc Rabouin, responsable du développement économique et commercial et du design au comité exécutif à la Ville de Montréal.

L’économie circulaire au Québec : « Quelles options pour la stratégie gouvernementale en développement durable 2022-2027 ? »

Le 17 mars, Johanne Whitmore (chercheure principale à la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal) et Bernard Korai (professeur à Université Laval) animaient un webinaire d’une heure dévoilant les pistes d’action issues d’un atelier organisé les 4, 5 et 6 août 2020 par une équipe pluridisciplinaire du CIRANO, dans le cadre d’une démarche consultative menée par le Bureau de coordination du développement durable (BCDD) du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) du Québec, en collaboration avec RECYC-QUÉBEC.

Quelque 90 initiatives en cours à travers l’administration publique du Québec ont pu être inventoriées par le MELCCQ. Une encourageante constatation démontrant ici que l’économie circulaire, sans être encore une part significative de l’économie et du PIB d’un territoire comme celui du Québec, y est déjà plus qu’un concept abstrait universitaire.

« À l’échelle internationale, plusieurs pays industrialisés (ex., Chine, Japon, Pays-Bas, France, Allemagne) ont entrepris de faire du modèle circulaire la pierre d’assise du virage vers une économie verte. Ces divers contextes font que le concept connaît, à l’heure actuelle, une appropriation à géométrie variable. Contrairement à certains pays précurseurs, le déploiement de stratégies circulaires demeure encore à l’étape embryonnaire au Québec — bien que la province se démarque comme un leader par ses recherches, réseaux et initiatives, à l’échelle nord-américaine. Conscientes des opportunités qu’offre cette approche pour réconcilier les priorités environnementales et socioéconomiques, certaines instances gouvernementales montrent une réelle volonté de faire du Québec l’un des chefs de file mondiaux en matière d’économie circulaire. » (Page 11 du rapport du CIRANO.)

Une 2e édition des Assises québécoises en économie circulaire est d’ailleurs prévue, à une date à confirmer, mais au printemps de 2021. Plus de 400 personnes avaient participé à la première édition en 2020.

Dans son résumé, madame Whitmore prenait les Pays-Bas comme exemple, expliquant que ce pays vise que 50% de son économie soit circulaire d’ici 2030. Il serait déjà rendu à 24,5%.

Ayant adopté sa politique d’économie circulaire en 2016 et une cible d’atteindre 100 % de circularité dans son économie à l’horizon 2050, l’expérience du
gouvernement néerlandais
permet de tirer de précieuses leçons.

En échanges de suivi, la chercheuse à HEC Montréal a, par ailleurs, tenu à nous faire remarquer que le Québec aura bientôt une raison de plus d’afficher un brin de fierté alors qu’il sera cité (à la suite de la Norvège, des Pays-Bas et de l’Autralie) comme 4e étude de cas : Circularity Gap Report de l’organisation Circle Economy.

https://cirano.qc.ca/files/uploads/files/2021RP-03.pdf

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(Crédit de la photo: gracieuseté de SiliCycle)

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H20 Innovation: 2020 l’a vue récolter l’or et semer son plan pour changer l’eau en argent

Fondée à Québec en l’an 2000, suite à l’acquisition de Darv-Eau Inc., la société cotée H2O Innovation, fournissant d’abord une expertise en filtration membranaire avec ses propres capacités de fabrication et d’assemblage, est devenue, vingt ans plus tard, une entreprise plus diversifiée.

Devant continuellement naviguer dans un secteur industriel complexe et très compétitif – il y a plus de 1 200 entreprises privées actives dans cette industrie avec des revenus de plus de 50 M $, mais une seule de plus de 10 G dans le monde – ses dirigeants s’adaptent continuellement, visant croissance et résilience.

There are over 1,200 privately owned businesses active in the industry with revenues in excess of $50 M, but only one larger than $10 B.

Le marché mondial de l’eau, c’est une extrême dilution d’entreprises. / Aside from utilities, there are few water pure plays; whit many new Chinese entrants to the market.

En mars 2020, aux côtés de 3 autres grandes sociétés de traitement d’eau aussi finalistes, c’est au final H2O Innovation que l’on honora en tant que Compagnie de traitement d’eau de l’année (Water Company of the Year). Le Global Water Intelligence (GWI), une organisation basée au Royaume-Uni, la déclarant du coup « un joueur émergent reconnu dans l’industrie mondiale du traitement d’eau. »

What makes it special?
– H2O Innovation’s tailored M&A strategy reached new highs in 2019 with the acquisition of Genesys – its largest deal to date. The transaction means that H2O now boasts one of the biggest distribution networks for specialty chemicals in the world, marking a turning point in the group’s ability to deliver a broad array of membrane chemical solutions.
– 2019 was the year that H2O’s rapidly growing Piedmont couplings and filter housings business really showed the global desalination market what it is capable of.
– The highlight on a long list of contract wins was the deal to supply filter housings to the 900,000m3/d facility at Taweelah in the UAE – set to be the largest membrane desalination plant in the world.
– The genius of H2O Innovation’s dynamic leadership team has been to encourage the three pillars of the business to work in harmony to deliver a uniquely tailored value proposition. No company, large or small, did more last year to earn the respect of its competitors and its clients.


En route vers 2023
Avec l’année 2020, l’entreprise administrativement basée dans l’inspirant quartier St-Roch de la ville de Québec a, par ailleurs, choisi de se doter d’un Plan stratégique de trois ans, le premier de son histoire.

Avec des produits de spécialité qu’elle fabrique et exporte présentement dans plus de 70 pays et de l’opération et de la maintenance (« O&M ») pour quelque 200 usines de traitement d’eau et d’eaux usées en Amérique du Nord, H2O Innovation affine donc ses trois (3) piliers : soit le pilier WTS (traitement de l’eau et services), le pilier Produits de spécialité, le pilier O&M. Mais notamment en cherchant à se concentrer sur le développement de secteurs de niche, en concluant des acquisitions, ou des alliances, avec des acteurs de régions géographiques stratégiques offrant des gammes de produits ou des modèles d’affaires complémentaires.

Certes, en période d’incertitude telle que l’actuelle pandémie, les activités commerciales d’une part importante des activités d’H2O Innovation sont liées pour beaucoup aux dépenses en immobilisations que décident d’engager ses clients. Mais réputée d’avoir toujours développé ses marchés cibles en misant sur ses technologies novatrices, tout comme sur les connaissances et le savoir-faire de ses employés afin d’arriver à offrir à ses clients les solutions personnalisées et adaptées qui offrent des avantages économiques et opérationnels, en misant sans cesse sur l’innovation, avec ses technologies en renouvellement, elle reste en position de demeurer une solution avantageuse face aux méthodes en usage, comme l’équipe de sa filiale Piedmont vient récemment de le démontrer, en signant deux nouveaux accords de distribution, en Israël et en Algérie, là où elle n’avait pas encore de présence locale. Comme, encore, elle vient de le montrer dans le domaine des érablières. Après plusieurs mois de travail, de refonte et de mise à jour, son équipe lançant un nouveau catalogue H2O Innovation Érablière.

Voir le vidéo de lancement [https://youtu.be/v24nDrrpfPI]             
Érablière –  Lancement du catalogue 2021

Mais le plan est dorénavant d’aller bien plus loin que l’acériculture : « Nous sommes en train de nous positionner dans le Agri-Food. La sève de bouleau, on regarde ça. Et présentement, ailleurs au Canada, il y a du potentiel aussi avec la canneberge. L’Agri-Food, on parle alors de passer du marché potentiel de 200 millions qui nous occupe actuellement, en visant un nouveau marché dépassant 1 milliard de $ », nous explique Frédéric Dugré.

Créer de nouvelles synergies : “Agri-food & irrigation business; Introduce clean membranes in maple industry; Maple know-how to enter Food &Beverage market”, sont autant de concepts qui meublent dorénavant la tête du patron.

[https://www.h2oinnovation.com/wp-content/uploads/2020/12/HEO_comm_presse_plan-3-ans_FR-1.pdf]

« Nous pensons que notre premier plan stratégique triennal définit un cadre global qui inspirera et guidera nos gestionnaires dans l’élaboration de budgets annuels solides et de feuilles de route tactiques pour atteindre nos objectifs stratégiques ainsi que nos objectifs financiers d’ici la fin de l’année financière 2023. Mais surtout, ce plan nous permettra d’aligner et de mobiliser nos employés, nos clients et nos actionnaires. Tout au long de son exécution, nous maintiendrons notre concentration sur les objectifs à long terme et respecterons le besoin de victoires à court terme. Notre motivation entrepreneuriale, portée par nos valeurs fondamentales et notre volonté continue de faire croître la Société, se fera dans l’objectif de créer de la valeur pour toutes les parties prenantes, tout en préservant notre culture d’entreprise ».
Frédéric Dugré, président et chef de la direction d’H2O Innovation.

Ledit plan triennal comptant bien sur ses trois piliers, sur lesquels sont fondées les bases du développement prévisibles. Des « piliers » qui seront donc probablement proche de quatre, si son p.d.-g. relève le plus structurant défi de mieux centraliser son potentiel d’innovation « to drive crossbusiness, synergistic technology development ».

Frédéric Dugré ne nous l’a certes pas caché, il le prépare progressivement, pour pouvoir compter formellement sur une meilleure coordination de ses forces et potentiels d’innovations internes, il se cherche une personne qui aura la responsabilité de voir précisément à cette coordination là, au sein de son équipe de gestion ou de direction.

En route vers son 4e pilier ?
Alors est-il quelque part en route vers un quatrième pilier de son modèle d’affaires?

« Peut-être… On doit définitivement voir à la consolidation, à une meilleure coordination de notre capacité de recherche-développement. Notre but étant d’alimenter le potentiel de notre réseau de distribution. »

Récemment, une nouvelle gamme de produits de sa filiale indépendante Genesys dédiée à l’industrie minière a été annoncée. En tant que fabricant de produits chimiques de spécialité pour les systèmes de traitement d’eau, Genesys a lancé la gamme Genmine après trois ans et demi de recherche approfondie et de développement de produits. Comprenant notamment des antitartres et des nettoyants conçus pour s’attaquer aux problèmes spécifiques du traitement d’eaux de mine, et également un logiciel pour aider les opérateurs d’usines. Ils sont au Royaume-Uni. Alors que son équipe en recherche appliquée dans le domaine des érablières, de l’acériculture, tout ça travaille à Québec, au siège social.

Le 17 juin 2020, la signature d’un accord stratégique avec le fabricant de membranes céramiques Nanostone Water, Inc. confirmant sa position de chef de file en tant qu’intégrateur de systèmes à membranes céramiques dans l’industrie de l’eau apportait un autre volet à l’enjeu des synergies pour la direction.

En conversation avec Frédéric Dugré, nous n’avons pas parlé de la question de la main-d’œuvre et des difficultés de recrutement, nous avons peut parler des enjeux du dessalement, de savoir s’ils avaient dans leurs cartons de nouvelles technologies plus durable, car dans la littérature spécialisée on parle beaucoup de « la fausse bonne idée » d’utiliser la mer pour abreuver la terre et les humains. Nous n’avons pas parlé d’« eau sèche », non plus. Mais H2O Innovation n’est pas encore capable d’avoir une solide capacité de R&D en recherche fondamentale. Ce n’est pas leur business à eux.

Nous avons vite parlé d’un marché financier de l’eau et un peu de l’eau en Bourse, c’est-à-dire de l’arrivée des produits financiers en matière de management de l’eau. Nous avons parlé un peu de gouvernance mondiale de l’eau.

* * * * * *

Sur 20 ans, la croissance par acquisition de H2O Innovation c’est 12 sociétés acquises, pour un totale de valeur déclarée de 84 millions $ :

2O20 : complète l’acquisition de la compagnie d’opération et maintenance Gulf Utility Service, Inc. (Texas).

2019 : complète l’acquisition de la compagnie manufacturière de produits chimiques Genesys (Royaume-Uni).

2018 : complète l’acquisition de la compagnie d’opération et maintenance, Hays Utility South Corporation (Texas).

2018 : acquisition d’Utility Partners LLC.

* * * * * * *

Leur valeur…

L’EAU
Loyauté
Entrepreneurship
Accomplissement
Unité

H2O Innovation VALUES…

Loyalty: Faithful to H2O Innovation, our customers, and our stakeholders, expecting the same in return.

Entrepreneurship: Embracing appropriate risk to drive success through positive leadership.

Achievement: Accepting of change, maintaining a positive attitude, striving for high performance goals.

Unity: Being a team player, communicating with transparency, simplifying the complex

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(*) : En 2016, H2O Innovation avait remporté le prix Water Technology Company of the Year aux Global Water Awards remis à Abu Dhabi.
L’année suivante, Frédéric Dugré apparait au 14e rang d’un « TOP 25 » publié par WaterWorld – January 2017 : Frédéric Dugré – Top 25 Water Leaders.

(**) H2O Innovation est inscrite à la Bourse de croissance TSX (HEO); à la NYSE Euronext Growth Paris (ALHEO); ainsi qu’à la OTCQX (HEOFF).
Avant de quitter 2020 : 1hr avec Frédéric Dugré
Sept questions au p.d.-g. et
co-fondateur de H2O Innovation



(Commerce Monde) Ça fait quoi d’avoir gagné le Water Company of the Year aux 2020 Global Water Awards ?

Tout d’abord une immense fierté! Puis ça nous donne de la crédibilité. Il faut savoir que c’est une reconnaissance votée par l’industrie. Et bien que nous ayons déjà reçu un prix de cette même organisation en 2016 (*), ce n’était pas dans notre intention de monter une candidature cette fois-ci. Mais, un jour, j’ai reçu un téléphone de leur part, pour me demander pourquoi je ne présentais pas notre candidature… car, eux, croyaient que nous avions nos chances

(…) Pour nous, ce prix est une reconnaissance de nos performances de l’année 2019. Nous y étions en compétition avec trois autres entreprises finalistes

(…) Comme vous avez pu le constater, la société japonaise Kurita, elle, a reçu une mention. On n’était pas en compétition avec n’importe qui!

(…) Le prix devait nous être remis à Madrid en juin, ensuite en septembre… Nous aurions évidemment préféré le recevoir en main propre, mais la pandémie se prolongeant, finalement nous avons dû nous contenter d’une remise virtuelle, en novembre. Mais ça n’a pas empêché de souligner l’honneur avec toute notre équipe. On a fait une vidéo de gratitude partagée entre nous tous.

(C. M.) Le géant de la chimie Dupont ayant été principal commanditaire de ce prix, pensez-vous que ça vous ouvre une porte de plus auprès de cette multinationale ?

Non, ça ne change rien pour nous.

(C. M.) Vous êtes une société cotée en Bourse, à la Bourse de croissance TSX-V, ayant son siège social à Québec, dans un écosystème financier propre au Québec. Vous existez et vous vous y développez depuis 20 ans déjà. Avez-vous des difficultés de financement ?

Oui, il y a encore des difficultés, même si nous on n’a pas besoin de financement présentement. La Caisse de dépôt, Investissement Québec, etc., ils sont là. Mais c’est rendu des acteurs tellement gros. Si vous cherchez juste un investissement de 5 millions, ils ne sont pas là. Ils recherchent du 50 millions et plus. Je trouve cela tannant !

(C. M.) Vous êtes depuis le début inscrit au TSX-Venture (**). Commencez-vous à penser à passer à la grande bourse (TSX) ?

Oui, nous commençons à y penser.

(C. M.) Dans votre présentation devant vos actionnaires, lors de l’Assemblée générale annuelle du 8 décembre 2020, vous planifiez déjà de 2 à 4 nouvelles acquisitions. Quand vous pensez acquisitions, vous commencez par où : Asie, Amérique, Europe, Afrique ?

Tout d’abord, pour les acquisitions, nous avons entre 60-75 millions de dollars en fonds propres réservés. Il n’est pas question de diluer notre valeur auprès des actionnaires. Car dorénavant, notre équité devient notre valeur. Auparavant, il fallait investir dans notre développement. La priorité était toujours de remettre l’argent dans la compagnie, et pas dans la valeur de l’action, dans le stock. Là, c’est notre équité. C’est ce qui est le plus précieux. C’est ce que l’on va faire dans le future. Alors les acquisitions, on va les faire en fonds propres.

La première : on vise aux États-Unis, pour consolider notre troisième pilier opérationnel O&M (Opération et Maintenance).

La deuxième : on vise aussi aux États-Unis, cette fois en produits spécialisés.

L’acquisition de Genesys nous a permis de nous implanter Royaume-Uni. Ce n’est pas tant l’augmentation du chiffre d’affaires -autour de 10 à 12 M$ par année – que pour le réseau de distribution que cette compagnie était stratégique pour nous, parce que ça nous a notamment permis de doubler au plan de la distribution dans le monde. Après Bilbao, en Espagne, où nous avons ouvert un bureau en 2018 – qui est passé de deux à 17 employés – cela va aider pour nous développer encore plus au Moyen-Orient.
Évidemment, notre bureau en Espagne et notre récente acquisition de Genesys au Royaume-Uni, ça nous positionne bien en Europe. Alors on continue aussi de regarder de ce côté-là.

Mais nous ne sommes pas près encore pour viser des acquisitions en Asie, en Afrique ou en Amérique latine.

(…) Depuis que je suis chez H2O, je n’ai jamais caché que mon but était de monter cette entreprise jusqu’à 1 milliard de $ en chiffre d’affaires et qu’après ça, je pourrais partir et prendre ma retraite, satisfait : c’est encore mon but!

(C. M.) Pourquoi avoir attendu 2020 pour réaliser un premier Plan stratégique sur trois ans ?

Il fallait apprendre à marcher avant de courir. Et on a attendu d’avoir cette maturité là.
Avec ce plan, on explique vouloir passer de 134 millions de revenus cette année, à 175-250 millions en trois ans (…)
C’est une opération de réflexion et de planification structurante pour notre avenir, qu’on a lancée à l’interne, en juin 2000. Alors non, ça n’a pas de relation avec le fait d’avoir gagné le prix aux Global Water Awards.

(C. M.) Où en est votre réflexion quant aux manières de vous protéger contre les acquisitions hostiles ?

Nos gros investisseurs sont tous autour de 10 %. Donc, ils ne se sentent pas menacés. La BDC, la CDPQ, Investissement Québec, nous sommes bien balancées…
Ça commence juste à être le fun…

Comment se protéger? Oui… il nous faut amorcer cette réflexion là. Reste que… effectivement, on est toujours menacée.

+++

(Interview réalisée en visio-rencontre, le lundi 14 décembre 2020, de 10 h 00 à 11 h 15, heure de
Québec.)

En route pour changer l’eau en argent ?

Avec son Plan, dans trois ans, les revenus d’H2O Innovation devraient atteindre 175 à 250 M $, selon l’intention de l’entreprise de réaliser entre deux et quatre acquisitions au cours des 30 prochains mois. L’objectif privilégiant de le faire sans dilution pour les actionnaires, sauf si une telle dilution est requise pour conclure une transaction significative, et de rester disciplinés dans le multiple payé pour ces transactions, tel que le souhaite, autant que son patron, Gregory Madden, le directeur de la stratégie d’H2O Innovation.

Le jour même de la tenue de l’AGA du 8 décembre 2020, l’une des 7 firmes d’analyses du milieu de la finance suivant l’action en Bourse HEO réitérait sa recommandation d’achat du titre et élevait sa cible, de $2,50 auparavant, à $3,00.

Les prochaines années diront progressivement si la route est véritablement pavée pour changer l’eau en argent, autant pour la santé financière de l’entreprise, que pour les actionnaires patients d’H2O Innovation.

Analyse et recommandation émisent par VMD-Desjardins
le jour même de la tenue de l’AGA du 8 décembre 2020;
VMD est l’une des 7 firmes d’analyses professionnels du milieu de la finance qui suivent l’action en Bourse HEO

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HEO’s first ever three-year strategic plan outlined key revenue and
profitability growth drivers which support management’s ambitions of generating revenue of C$175–250m

at an adjusted EBITDA margin of more than 11%.
Based on our analysis, successful execution of the strategic plan should lead to significant shareholder value creation. We are increasing our target to C$3.00 (from C$2.50) and reiterating our Buy recommendation.
https://blinks.bloomberg.com/news/stories/QL33KVDWRGG0

L’année 2020 qui vient de se terminer avait aussi vue H2O Innovation apparaître parmi la liste du « OTCQX Best 50 companies ». Bien positionnée au 18e rang, H2O Innovation (OTCQX: HEOFF) y apparait juste après ASM International N.V. (OTCQX: ASMIY) et devant Leagold Mining Corporation (OTCQX: LMCNF).

2020 OTCQX Best 50 Results
2020 OTCQX Best 50 companies traded an aggregate $13.7 billion in dollar volume in 2019.  The companies delivered to investors an average total return of 91%.
This year’s top performing company, New Pacific Metals Corp., is a Canadian exploration and development company. They are among 22 Canadian companies rounding out the list of the OTCQX Best 50.

OTC Markets Group applied the following criteria to the 443 companies traded on OTCQX on December 31, 2019 to determine which companies would qualify for the 2020 OTCQX Best 50:

– traded on OTCQX on December 31, 2018
– closing share price of $0.25 or greater on December 31, 2019
– closing share price on December 31, 2019, greater than on December 31, 2018
– traded equal to or greater than $500,000 in dollar volume in 2019
– not a « penny stock » on December 31, 2019, as defined under SEC Rule 3a51-1 of the Securities Exchange Act of 1934
– member of the OTCQX Composite Index as of December 31, 2019

View the complete 2020 OTCQX Best 50 ranking.

Un effet Brexit ?

Depuis l’acquisition de Genesys fin 2019, les activités commerciales incluent une part au Royaume-Uni qui devient à la merci des changements qu’apportera l’accord RU-UE découlant du Brexit, qui crée un nouveau contexte d’affaires à partir du 1er janvier 2021.

Alors les dirigeants d’H2O Innovation devront-ils subir un effet Brexit important ou faible ?

L’élection le 8 décembre 2020  à son conseil d’administration d’un nouveau membre, Élisa M. Speranza, une femme d’expérience qui siégeait déjà comme conseillère sur le comité projets, opération et innovation d’H2O Innovation depuis près de quatre ans, est une donnée à prendre ici en considération. Mme Speranza est connue comme leader dans l’industrie de l’eau avec une passion pour la promotion de l’environnement durable, de l’économie et du progrès social. Elle a notamment 15 ans d’expérience au sein d’une société classée sur la liste « Fortune 500 » : CH2M Hill inc. (acquise par Jacobs Engineering Group). Elle a par ailleurs été directrice adjointe de la Massachusetts Water Resources Authority et chef de projet pour la Boston Water & Sewer Commission. Elle a siégé sur plusieurs conseils d’administration et comités tels l’American Water Works Association (AWWA), US Water Alliance et Water for People (W4P). Elle est membre de longue date de la Water Environment Association (WEF).

« En accueillant Mme Speranza (…) nous élevons la représentation de nos activités O&M au niveau du c.a. afin de mieux harmoniser la répartition de nos revenus. Non seulement Mme Speranza est l’une des principales expertes dans le domaine de l’opération et maintenance d’eau et d’eaux usées, mais elle apporte également une forte orientation en matière de gouvernance, de sécurité et d’environnement afin de renforcer davantage les objectifs ESG stratégiques de l’entreprise », selon Lisa Henthorne, la présidente réélue du conseil d’administration d’H2O Innovation.

Faut-il 20 ans avant de bâtir une société publique solidement rentable au Québec? Sa capitale, la ville de Québec, aura vu disparaître dans l’horizon 2019-2020 de son territoire pas moins de trois des sièges sociaux de sociétés cotées en Bourse y étant établis : même à travers une importante intervention de l’État québécois, la minière Nemaska est disparue dans une complexe restructuration ; la firme de nouvelles technologies en équipements du domaine de la santé TSO3 a dû se vendre ; la firme de nouvelles technologie en lutte aux changements climatiques CO2 Solutions a vendu l’ensemble de ses actifs tangibles et intellectuels, et ce qui en reste ne respecte plus les critères d’inscription à une des bourses canadiennes (i.e. TSX, TSX-Venture ou NEX).

Au bilan de sa dernière année financière complète s’étant terminée le 30 juin 2020, on indique certes un profit brut pour H20 Innovation, mais finalement une perte nette de 4,2 millions de $ (voir notre note 1). Bref, encore un appel à la patience pour les investisseurs, petits comme grands.

Il ne faut certes pas automatiquement généraliser sur la rentabilité des firmes québécoises en bourse avec le cas de H2O Innovation. Ce cas semblant plutôt propre à la niche de son secteur d’activité. Et à l’analyse une situation plutôt positive, parce que pendant tout ce temps, les investisseurs et les créanciers auront choisi d’être patients et d’avoir une vision à plus long terme, au lieu de focaliser sur les rendements à court terme, parce qu’ils ont toujours le choix.

Alors au final, bonne année 2021 débutante et bonne chance pour la suite à tous les gens de H2O Innovation comme à tous les humains de la planète bleue.

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Note 1 : La perte nette s’est élevée à (4,2 M $) ou (0,061 $) par action pour l’exercice clos le 30 juin 2020, contre une perte nette de (2,2 M $) ou (0,044 $) par action pour l’exercice financier 2019. La perte nette est principalement attribuable à la charge de dépréciation de 5,3 M $ du pilier d’affaires WTS visant à réduire la valeur du goodwill et des actifs incorporels, incluant l’impact de l’impôt différé de (0,6 M $) et aux frais de restructuration de 0,4 M $ engendré par une réorganisation du pilier d’affaires WTS. Excluant l’ajustement de ces éléments non-récurrents, la Société présenterait un bénéfice net de 0,9 M $ pour l’exercice clos le 30 juin 2020. La variation de la perte nette est également attribuable aux coûts d’acquisition et d’intégration pour un montant de 1,9 M $, et à l’augmentation de l’amortissement. L’augmentation de l’amortissement provient principalement de l’augmentation du niveau des actifs incorporels acquis par l’entremise de Genesys au cours du deuxième trimestre de l’exercice financier 2020 et de l’adoption de l’IFRS 16 – Contrats de location, ce qui a engendré une charge d’amortissement des actifs au titre des droits d’utilisation à l’égard de contrats de location (source : Rapport annuel de l’entreprise).

Sur la photo : Guillaume Clairet (COO), Frédéric Dugré et Marc Blanchet (CFO) démontrent bien leur joie et fierté lors de l’annonce du prix « Entreprise de l’année 2020 ». (Crédit photo : H20 Innovation.)

Autres sources pertinentes conseillées :

www.h2oinnovation.com

Le prix « Water Technology Company of the Year » va à H2O Innovation, de Québec | Cyberjournal Commerce Monde

H2O crée H2O Innovación de Mexico S.A. de C.V | Cyberjournal Commerce Monde

Nouvelle couverture d’analyste pour H2O Innovation | Cyberjournal Commerce Monde

Water futures set to join likes of gold and oil and trade on Wall Street for first time ever | Markets Insider (businessinsider.com)

https://reseaucapital.com/wp-content/uploads/2020/11/cvca_fr_quebec_q3_2020_final.pdf

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