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La capacité énergétique renouvelable du Canada atteint 11%

La capacité énergétique renouvelable : que voilà une bien drôle de statistique. Mais elle est drôlement importante pour l’avenir de l’humanité. Elle concerne la représentation des énergies renouvelables autres qu’hydroélectriques au sein de la capacité totale d’une économie ou d’un pays. Entre 2005 et 2015, celle du Canada est passée de 2 à 11%.

Oui, on parle donc des sources d’énergies éolienne, solaire et de la biomasse. Et de leur capacité. Le pourcentage de 11% est conséquemment ramené à 7% si on parle strictement de production, compte tenu du fait que les énergies solaire et éolienne demeurent intermittentes. Un chiffre qui place tout de même le Canada parmi les leaders mondiaux.

  • Le 2% de 2005 signifiait alors 2 360 mégawatts.
  • Le 11% de 2015 signifie 15 600 mégawatts.

(Toujours selon l’Officie nationale de l’énergie du pays, qui vient d’ailleurs de publier le rapport Panorama de l’électricité renouvelable au Canada.)

Ainsi donc, en chiffre de 2015, le Canada occupe le 4e rang mondial au chapitre de la production d’énergie renouvelable et le 2e rang pour ce qui est de l’hydroélectricité. D’abord un progrès quantitatif majeur, considérant que cette capacité éolienne de 2015 est 20 fois plus élevée qu’elle ne l’était en 2005 et celle de production d’énergie solaire 125 fois plus grande. Si vous préférez une lecture en pourcentage, on parle ici pour l’énergie éolienne d’une augmentation de 1 900% et pour l’énergie solaire d’un phénoménal 12 500% entre 2005 et 2015.

Résultat : la part de toutes les sources renouvelables confondues est passée de 60% à 65% de l’ensemble de la production d’électricité. Une amélioration du tableau aussi documentée par le fait que la capacité des centrales au charbon du pays a reculé de 6 228 MW, tandis que dans le cas de celles alimentées au gaz naturel, elle progressait de 8 399 MW.

La production pétrolière et gazière demeure tout de même encore responsable de 26% des parts des émissions par secteur de GES (en 2014).

Si l’on compare la capacité de production et la production d’électricité à partir de ressources renouvelables au Canada en 2005 et 2015, la part de l’hydroélectricité de la capacité totale a diminué de 60% à 55%. Mais celle de l’énergie éolienne est passée de 0,5 à 8% (16 fois plus), celle de la biomasse de 1 à 2% (le double), celle de l’énergie solaire de 0,01 à 1 % (100 fois plus).

Et pour la production totale, la part de l’hydroélectricité a diminué de 59% à 58%, tandis que celle de l’énergie éolienne a augmenté de 0,2% à 4%, celle de la biomasse de 1% à 2%, celle de l’énergie solaire de quasi rien en 2005 contre un sensible 0,5% en 2015.

Regard par provinces

Au Canada, c’est sans surprise en Ontario, la plus populeuse des provinces, où la capacité éolienne (4 374 MW) et solaire (2 119 MW) est la plus élevée. Mais meilleure nouvelle encore, en 2015, la part des énergies renouvelables par rapport à la production totale s’établissait à 34% en Ontario, leader du pays, contre 28% au Nouveau-Brunswick, 24% en Nouvelle-Écosse et 38% aux Territoires du Nord-Ouest.

À l’opposé, reste encore trois provinces et territoires qui s’en remettent principalement aux combustibles fossiles pour s’approvisionner en électricité, soit l’Alberta et la Saskatchewan, dont la production provient de centrales au charbon ou alimentées au gaz naturel dans des proportions respectives de 90% et 83%, ainsi que le Nunavut, où le pétrole compte pour 100% de l’électricité produite.

Pour le Québec, la capacité de production et la production d’électricité à partir de ressources renouvelables de 2005, comparée avec celle de 2015, montre que la part de l’hydroélectricité de la capacité totale a diminué de 93% à 90%, tandis que celle de l’énergie éolienne a augmenté de 1% à 7% et celle de la biomasse est demeurée stable à 1%. Pour la production totale, la part de l’hydroélectricité a diminué de 96% à 95%, alors que celle de l’énergie éolienne augmente de 0,2% à 4%, bien plus que celle de la biomasse de 0,4% à 1%.

Perspective mondiale

Si les meilleures capacités énergétiques renouvelables se mesurent encore autour des 10-15%, c’est dire comment il reste du travail à faire pour relever le défi de l’Accord de Paris sur les changements climatiques et les meilleures chances de survie pour l’humanité.

https://www.neb-one.gc.ca

(Crédit photo: larousse.fr)

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